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Présence au Bénin d'une nouvelle espèce exotique de mouche des fruits (Diptera : Tephritidae)
jeudi 24 mars 2005.
Circulaire
Le Secrétariat du Conseil Phytosanitaire Interafricain de l'Union Africaine a l'obligation de porter officiellement à la connaissance des Services nationaux de protection des végétaux, des Centres de recherches et Universités agronomiques ainsi qu'aux autorités compétentes de la Quarantaine des pays membres, la présence au Bénin d'une nouvelle espèce exotique de mouche des fruits (Diptera : Tephritidae), attaquant de nombreuses espèces fruitières.
Cette nouvelle espèce a été découverte pour la première fois au Kenya en mars 2003. Peu après, cette dernière a été détectée en Tanzanie, au Congo Démocratique, en Ouganda, récemment au Cameroun et au Togo. Au Bénin les premières captures positives par piégeage avec une paraphéromone effectuées à Pénéssoulou, dans la commune de Bassila (IITA, Drs G. Goergen et R. Hanna), datent du mois de juin 2004.
En Afrique Occidentale, les mouches capturées par piégeage (et obtenues après émergence de fruits infestés) au Bénin et au Togo ont été identifiées comme une espèce nouvelle pour la Science par le Dr Richard Drew, expert mondialement connu en la matière. Cette espèce, probablement d'origine Sri Lankaise, appartient au complexe Bactrocera dorsalis. Ce complexe regroupe des espèces de Tephitides (B. carambolae, B. papayae) parmi les plus dommageables pour les cultures fruitières tropicales mondiales.
Les travaux conduits en 2003, au Kenya et en Tanzanie, ont indiqué que cette espèce s'attaquait en particulier aux fruitiers d'intérêt économique. A présent, les travaux concernant la gamme de plantes hôtes ont tout juste débuté en Afrique de l'Ouest. Des élevages préliminaires effectués au Bénin ont montré que ce ravageur s'attaquait aux agrumes, goyaves, tandam et tout particulièrement aux mangues (IITA-CIRAD, Drs J. F. Vayssières, G. Goergen, R. Hanna). Nous pensons que certaines espèces de cultures maraîchères pourraient également figurer parmi la gamme des plantes hôtes. Etant donné que cette espèce a été initialement découvert au Kenya en 2003 et qu'en l'espace de 12 mois, elle a été retrouvée dans différents points du continent africain très éloignés les uns des autres, il est vraisemblable que son introduction date déjà de plusieurs années. Néanmoins, les données actuelles ne nous permettent pas de localiser avec certitude le ou les points d'introduction en Afrique de ce ravageur de quarantaine.
Le Centre International pour la Physiologie et l'Ecologie des Insectes (ICIPE) à Nairobi et l'IITA en collaboration avec le CIRAD, vont intégrer un consortium de partenaires pour faire face à ce problème majeur à l'échelle continentale et présentant une menace extrêmement grave pour la production fruitière africaine. Pour d'amples informations sur ce ravageur, veuillez entrer en contact avec Dr. Braima James, Directeur de l'IITA Biological Control Centre for Africa 08 BP 0932 tri postal, Cotonou, Bénin.
Dr. Nazaire NKOUKA, Secrétaire Scientifique
Ampliations :
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IITA Bénin
Edition dans le site : Benoît B. Bouato
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